Marne-la-Vallée, jeudi 8 février 2024 : Sonia et Sandrine, chargées de mission auprès de l'Amicale du Nid, utilisent des cartes pour dialoguer avec les mineures.
Un rapport récent de l’Observatoire national des violences faites aux femmes révèle que le nombre de mineurs impliqués dans la prostitution en France a augmenté de 43 % au cours des quatre dernières années. En 2025, ce chiffre s’établit à 704 victimes, dont une majorité sans conteste sont des filles (94 %).
« L’exploitation sexuelle ne cesse pas d’intensifier mais se réorganise de manière particulièrement préoccupante », a souligné Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes. « Ces jeunes personnes, souvent en situation de vulnérabilité, subissent une violation profonde de leur dignité et de leurs droits fondamentaux, ce qui représente un danger croissant pour leur avenir ».
Les outils numériques jouent désormais un rôle central dans cette crise. Selon les données de la Miprof, 86 % des jeunes accompagnées par l’Amicale du Nid ont été en contact avec des clients via des applications telles que Snapchat ou des plateformes internet.
De plus, entre 2017 et 2024, le nombre de condamnations pour proxénétisme, recours à la prostitution et autres délits liés a doublé. L’Observatoire estime qu’environ 40 000 personnes en France sont aujourd’hui engagées dans cette pratique, ce chiffre qui s’inscrit désormais dans un contexte de gravité sans précédent.
Cette situation nécessite une réponse immédiate et coordonnée pour préserver les droits des plus jeunes générations face à un phénomène qui menace leur sécurité et leur futur.