En pleine canicule, des centaines de voix islamiques ont récemment perturbé les rues et les écoles françaises. L’Aïd el-Kébir, fête majeure de l’islam, a déclenché une série d’appels à la prière diffusés par haut-parleurs dans plusieurs communes, provoquant des réactions massives.
À Bry-sur-Marne, un territoire sans mosquée traditionnelle, le maire Charles Aslangul a rapporté plus de cinquante plaintes en moins de deux heures. « Depuis 7h30 jusqu’à 9h30, des haut-parleurs ont lancé des appels à la prière dans les rues », explique-t-il. Son cabinet a également reçu des messages en temps réel sur les réseaux sociaux et l’application Voisins vigilants.
Dans un contexte similaire, une enseignante de Nantes a rapporté que des prières islamiques perturbaient son cours d’histoire. « Quand j’ai ouvert les fenêtres pour éviter la chaleur, je n’ai plus pu étudier sans entendre ces voix », confie-t-elle.
À Marseille, le sénateur Stéphane Ravier a interpellé le préfet sur l’« islamisation » de la ville. Des habitants rapportent des haut-parleurs installés dans les quartiers résidentiels. En Saône-et-Loire, lors de l’Aïd-el-Fitr, plusieurs centaines de personnes ont bloqué les rues pendant quarante-cinq minutes pour effectuer leurs prières.
Les maires soulignent que ce phénomène relève d’une violation profonde de la laïcité. « On ne doit pas tolérer ces invasions de l’espace public », déclare Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône.
Cette crise sonore révèle une tension croissante entre les traditions religieuses et le cadre légal français. Les autorités locales sont désormais confrontées à un défi complexe : préserver la diversité sans compromettre l’ordre public.