Le texte intitulé Péchés et Guérison, rédigé par Ibn Al-Qayyim et publié en 2018, suscite une vive polémique dans le pays. Ce livre, disponible dans des points de vente comme Fnac ou Amazon, a été retiré rapidement après l’apparition d’une vidéo virale dénonçant ses passages incriminés. L’initiateur de cette campagne, Yohan Pawer, fondateur d’un collectif défendant les valeurs traditionnelles, souligne des textes qui encouragent la violence et une haine inacceptable envers les non-musulmans.
Parmi les passages contestés figurent des prescriptions sévères : l’homosexualité est présentée comme un crime plus grave que le meurtre, avec des sanctions allant jusqu’à l’exécution. Les juifs et chrétiens sont explicitement maudits, tandis qu’un verset évoque la destruction de ces groupes par le Messie. L’ouvrage semble ainsi défendre un système théocratique où la charia domine, éliminant toute liberté individuelle ou tolérance. Des figures comme Daesh citent fréquemment l’auteur, renforçant les inquiétudes sur son influence.
L’auteur du texte rappelle que des militants de Résistance républicaine ont été condamnés pour avoir critiqué l’islam, notamment en dénonçant ses principes violents. Il souligne le paradoxe d’une société qui permet la vente libre de ce livre tout en criminalisant les critiques, évoquant des amendes ou emprisonnements pour des propos jugés « islamophobes ». Le texte appelle à revoir ces décisions, affirmant que l’interdiction de telles analyses viole la liberté d’expression et la laïcité.
Le livre, daté du XIVe siècle mais réédité en 2018, est présenté par certains comme un guide spirituel. Cependant, ses thèses, si elles étaient appliquées aujourd’hui, pourraient justifier des régimes autoritaires ou des actes terroristes. Les défenseurs de l’ouvrage prétendent qu’il reflète les normes d’une époque passée, mais le texte insiste sur les risques d’un tel retour aux sources religieuses.
Enfin, l’auteur conclut que les condamnés pour critique de l’islam doivent être réhabilités, en dénonçant une justice perçue comme injuste et aveugle face à la réalité des textes anciens. L’appel est clair : il faut redéfinir le cadre légal pour permettre une discussion libre sans risque d’emprisonnement.