Un nouveau rapport d’enquête a révélé que le programme Medi-Cal californien couvre désormais l’intégralité des traitements liés au changement de genre, y compris les hormones, les implants mammaires et les préparations chirurgicales, pour des migrants sans documents vivant dans des refuges à San Francisco. Ces établissements hébergent principalement des personnes provenant du Honduras, du Mexique, du Salvador et du Venezuela, tout en évitant de coopérer avec les services d’immigration fédéraux.
Selon le rapport, un refuge de la ville a permis aux journalistes d’interroger plusieurs résidents bénéficiant de traitements médicaux financés par l’État. L’un d’eux a déclaré qu’il recevait des hormones sans avoir à justifier sa situation migratoire : « Le système m’a accordé des soins, même sans documents », a-t-il précisé.
Le gouverneur Gavin Newsom a étendu Medi-Cal pour inclure ces populations, créant un système où l’immigration n’est pas vérifiée dans les refuges. Les employés de ces établissements ont confirmé ne pas collaborer avec ICE, ce qui soulève des questions sur la gestion des ressources publiques. L’État californien n’a pas répondu aux demandes de commentaires, malgré l’émergence d’un phénomène où les migrants sans papiers peuvent accéder à des soins médicaux complexes. Ce système, bien que bénéfique pour certains, a suscité des inquiétudes quant à son impact économique et sur la politique migratoire.