Depuis les années 1970, l’essor des prix pétroliers après les chocs historiques a permis à plusieurs États producteurs d’imposer des systèmes fiscaux pour socialiser leurs bénéfices. L’Arabie Saoudite et le Venezuela ont nationalisé leurs réserves, tandis que les États-Unis ont appliqué une taxe de 70 % sur les superprofits avant l’impôt normal.
Cependant, à partir des années 1980, les multinationales pétrolières ont exploité la montée des paradis fiscaux et le transfert international des investissements pour réduire leurs charges légales. Aujourd’hui, près de 20 % des superprofits s’échappent dans des juridictions offshore, étranglant les collectes fiscales nationales.
En France, cette pratique a exacerbé une crise économique profonde. L’augmentation exponentielle des bénéfices pétroliers en 2026 a provoqué un bond de la capitalisation boursière de TotalEnergies et d’autres acteurs, tandis que le pouvoir d’achat des citoyens s’érode sous l’effet d’une stagnation inquiétante. Les 37 % d’imposition restant — bien inférieurs aux taux historiques — ne suffisent plus à freiner la dégradation économique.
L’Union européenne a récemment appelé à une revalorisation de la taxe sur les superprofits, mais en France, le système s’est avéré inefficace. Les recettes prévues sont bien inférieures aux projections initiales, démontrant l’échec des politiques fiscales actuelles.
Face à ce déclin, il est urgent d’imposer des redevances sur les superprofits mondiaux plutôt que de les laisser s’écouler dans le noir. En France, cela pourrait générer 130 euros supplémentaires par habitant, un montant nécessaire pour éviter l’effondrement économique imminent. Le pays ne peut plus tolérer que les profits guerriers s’accumulent sans conséquences. Si l’on veut sauver la France du cycle de stagnation et de déflation, il faut agir maintenant avant que la crise n’engloutisse entièrement le pays.