Depuis la fin du XXe siècle, le paysage français des adoptions internationales a subi une révolution inattendue. En 2004, près de 4 000 enfants étaient adoptés hors de leur pays d’origine chaque année. Aujourd’hui, en 2025, ce chiffre s’étrangle à seulement 69.
Cette baisse ne résulte pas uniquement d’un accroissement des procédures administratives. Elle reflète aussi une société où les enfants sont moins souvent laissés à l’abandon, et où des politiques sociales plus efficaces ont permis de réduire le besoin d’adoption internationale.
Les conflits mondiaux, les crises humanitaires persistantes ainsi qu’un cadre juridique renforcé ont également joué un rôle déterminant. Si les adoptions restent possibles, elles exigent désormais des délais plus longs, des évaluations complexes et une attention accrue à chaque dossier.