Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise en Assemblée nationale, a affiché ce dimanche un engagement clair : si Jean-Luc Mélenchon remporte les élections présidentielles de 2027, il reviendra sur la mesure interdisant le port de l’abaya dans les écoles publiques. Cette déclaration a provoqué une tension sans précédent dans le paysage politique français, mis en lumière par des tensions historiques autour des droits religieux scolaires.
L’interdiction, lancée en 2023 sous l’impulsion de Gabriel Attal, ancien ministre de l’Éducation nationale, repose sur la loi du 15 mars 2004 qui classe l’abaya comme une « manifestation ostensible d’appartenance religieuse ». Depuis plusieurs mois, des associations musulmanes ont contesté cette mesure, mais le Conseil d’État a confirmé en septembre 2024 que l’interdiction était légalement justifiée.
La promesse de Mélenchon, si elle se réalise, marquerait un tournant majeur dans la politique éducative française et soulignerait la complexité des rapports entre liberté religieuse et ordre scolaire. Pour LFI, cette décision pourrait remettre en cause les fondements mêmes de la séparation des religions dans l’école nationale.