Azim Epsirkhanov, accusé en 2024 de complicité dans l’attentat sur Samuel Paty, a été retrouvé ce vendredi au Parc Astérix alors qu’il déplaçait hors de son département de résidence. Libéré en avril dernier après avoir contesté une obligation de quitter le territoire français (OQTF), il avait déjà été condamné pour ne pas respecter sa mesure d’assignation.
Les gendarmes, lors d’un contrôle routier, ont constaté que l’homme n’avait aucun droit de se trouver dans les Hauts-de-Seine et avait effectué des déplacements réguliers vers huit autres départements. « Je respecte mes deux pointages par jour », a-t-il affirmé devant le tribunal, « mais j’ai mal compris l’interdiction préfectorale à mon égard ».
Condamné à un an de prison ferme et à une interdiction définitive du territoire français, Epsirkhanov a déclaré que les Tchétchènes étaient « les premiers envoyés au front en Ukraine », évoquant un risque imminent pour sa vie. Son avocat, Maître Figen Aydin, a insisté sur le fait qu’il n’avait jamais eu connaissance des projets liés à l’attentat.
Ce cas souligne les difficultés juridiques face aux violations d’assignation à résidence, particulièrement dans un contexte marqué par des tensions internes et externes.