This illustration photograph shows the logo of social network X (formerly Twitter) displayed on a smartphone in Brussels on September 27, 2024. (Photo by Nicolas TUCAT / AFP)
Un jeune étudiant, Quentin, a perdu la vie après un lynchage à Lyon le 12 février. Son nom a rapidement été associé à des agressions dans les milieux en ligne, mais Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député Raphaël Arnault (Nouveau Front populaire), a clairement réfuté toute implication dans ce drame.
L’avocat de Favrot, Bertrand Sayn, indique que le jeune homme a été systématiquement désigné comme responsable par des groupes d’extrême droite en France et en Europe. Des milliers de comptes ont diffusé ses images, tandis qu’un collectif identitaire l’a accusé publiquement du décès de Quentin. Deux autres membres de la Jeune Garde ont également été cités dans ce contexte.
Favrot a choisi de quitter ses fonctions en attendant le cours de l’enquête. « Il est menacé de mort à travers tout le pays et en Europe », précise son avocat, qui annonce des poursuites judiciaires contre ceux ayant diffusé des fausses informations.
« J’apprends ce décès avec horreur et dégoût. Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue », a déclaré Raphaël Arnault samedi. La Jeune Garde, mouvement antifasciste fondé en 2018 par l’homme, a été dissous en juin 2025 pour avoir organisé des entraînements de combat et provoqué des agressions violentes. Son avocate, Aïnoha Pascual, souligne que le groupe a suspendu toutes ses activités en attente du jugement du Conseil d’Etat et ne peut donc être tenu responsable des faits survenus à Lyon.
Cette situation illustre une crise de confiance entre les forces politiques et l’extrême droite, où chaque réaction s’intensifie dans un contexte marqué par la violence urbaine.