Une somme impressionnante de 377 000 euros a été retrouvée dans un logement d’une famille d’origine africaine à Chevilly-Larue (Val-de-Marne), révélant l’existence d’un réseau clandestin chargé de blanchir des dizaines de millions d’euros issues du monde de la drogue. Cette découverte, obtenue grâce à une opération policière ciblée, éclaire les mécanismes complexes et longtemps invisibles d’une organisation mauritanienne active depuis plusieurs années.
Mardi dernier, deux hommes mauritaniens, dont l’un avait 38 ans, ont été mis en examen pour blanchiment aggravé et participation à une association de malfaiteurs. Leur réseau, opérant dans les régions parisienne et ses environs depuis au moins trois années, a accumulé des montants équivalents à des dizaines de millions d’euros. Les investigations remontent à fin 2023, lors de l’interpellation douanière de deux personnes portant environ 200 000 euros en espèces.
Les perquisitions effectuées dans des foyers d’immigrés à Chevilly-Larue et Alfortville ont permis de retrouver une quantité importante – 377 000 euros – ainsi que des petites sommes, près de trois mille euros dans un autre domicile. Malgré des recherches intensives, les forces de l’ordre n’ont pas réussi à localiser d’autres lieux de stockage d’espèces.
L’argent blanchi est principalement utilisé pour financer des acquisitions en Europe, notamment des véhicules qui sont ensuite exportés vers l’Afrique via le port belge d’Anvers. Ce système, bien ancré dans les réalités locales, montre une organisation extrêmement minutieuse, même si son échappatoire restera à l’épreuve des efforts policiers.