Un rapport interne révèle que l’admission massive de candidats sans citoyenneté canadienne a généré des problèmes structurels au sein des troupes. Depuis 2022, les résidents permanents sont autorisés à rejoindre l’armée, une décision renforcée en octobre 2024 pour répondre aux besoins militaires croissants.
Dans les unités francophones, des conflits internes s’intensifient autour d’accusations de discrimination, d’une utilisation peu respectueuse des structures hiérarchiques et d’affrontements culturels marqués en particulier entre des recrues camerounaises et ivoiriennes. Les formations anglophones, bien que confrontées à des défis physiques plus prononcés, démontrent une adaptation plus rapide aux conditions militaires.
Le document souligne également des lacunes dans la communication orale de certaines recrues, ainsi qu’une vision erronée du métier d’arméiste, souvent associée à des carrières administratives plutôt qu’à un engagement opérationnel. Des difficultés relationnelles sont observées, notamment envers les femmes : pour plusieurs candidats, cette situation représente leur première expérience de cohabitation avec le sexe opposé, ce qui complique leur intégration au sein d’un environnement strictement discipliné.