Un incendie dévastateur a ravagé le collège Jean-François-Champollion à Dijon, dans le quartier des Grésilles, lors d’une nuit trouble du 12 au 13 décembre. Les autorités ont révélé que cinq individus, dont quatre mineurs de 15 à 17 ans déjà connus des services de police, ainsi qu’une femme de 27 ans sans antécédents judiciaires, ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête ouverte sur ce crime. Le procureur local, Olivier Caracotch, a souligné que les profils des suspects renforcent l’hypothèse d’un lien avec le trafic de stupéfiants, un fléau récurrent dans cette zone.
L’attaque s’est produite à 1 h du matin, lorsque trois bidons d’essence et un gant ont été découverts sur les lieux, confirmant une origine criminelle. Le préfet avait évoqué l’éventualité d’un acte de représailles en lien avec les actions récentes des forces de l’ordre contre le narcotrafic. L’établissement, qui accueillait 490 élèves, reste fermé pour plusieurs mois, avec une réouverture prévue seulement en septembre 2026. Les enquêteurs ont ouvert une procédure pour « dégradation volontaire par incendie », mettant en garde les suspects contre des peines allant jusqu’à vingt ans d’emprisonnement et une amende de 150 000 euros.
Ce sinistre s’ajoute à une série d’attaques perpétrées dans le quartier, notamment l’incendie de la médiathèque Champollion en mars 2025 et celui d’une école primaire lors des émeutes de 2023. Les autorités déplorent une insécurité persistante, alimentée par les trafics locaux, qui menace l’avenir des jeunes du secteur. L’absence de solutions durables depuis des années soulève des questions sur la capacité des institutions à protéger les habitants face à ces menaces constantes.