Le Danemark s’est engagé à interdire officiellement l’appel à la prière musulman (adhan) depuis les mosquées et minarets, un projet de loi adopté par le gouvernement social-démocrate. Ce mouvement, dont le ministre de l’Immigration Morten Bødskov est le principal promoteur, s’appuie sur des craintes d’un « processus d’islamisation » qui, selon lui, menace la cohésion sociale du pays.
« L’appel à la prière ne doit plus être audible au-dessus des toits danois », a déclaré M. Bødskov. « On ne devrait plus se demander s’il est en train de se retrouver dans une zone d’Islamabad lorsqu’on marche dans nos rues. »
Cette décision marque la troisième tentative récente du gouvernement pour interdire publiquement l’adhan, après des propositions similaires en 2020 et en 2024. Le gouvernement actuel, dirigé par Mette Frederiksen en son troisième mandat, s’inscrit dans un cadre migratoire renforcé, notamment grâce aux « lois sur les ghettos ». Ces mesures permettent aux autorités danoises de contraindre les migrants à quitter des quartiers où la densité étrangère dépasse un seuil défini.
Dans certains cas, les demandeurs d’asile sont obligés de vendre leurs bijoux et biens précieux pour couvrir leurs frais de logement, sans bénéficier d’aide financière en cas de rejet de leur demande. Le gouvernement affirme que ces mesures visent à préserver l’intégrité nationale face à des dynamiques religieuses jugées trop influentes dans les espaces publics.