(FILES) This undated booking mug shot from the Sherburne County, Minnesota sherrif's office, shows Zacarias Moussaoui. The United States announced 28 March, 2002 it will seek the death penalty for suspected terrorist Zacarias Moussaoui, charged with involvement in the 11 September attacks in the United States. "Following my instructions, the US attorneys have filed a notice of intent to seek a sentence of death" for the attacks which killed some 3,000 people, US Attorney General John Ashcroft said at a news conference in Miami, FL, 28 March. Citing the "impact of the crime on thousands of victims," Ashcroft said the United States remains "committed not only to carrying out justice in this case but also to ensure the rights of the victims are also protected." Court documents accuse Moussaoui, 33, of having been "intentionally and specifically engaged in an act of violence, knowing that the act created a grave risk of death," as well as of "substantial planning and premeditation" in the attacks. French authorities had asked the United States to not seek the death penalty against Moussaoui, a French national of Moroccan descent. AFP PHOTO (Photo by HO / HO / AFP)
Zacarias Moussaoui, condamné en 2006 par un tribunal américain pour son implication dans les attentats du 11 septembre, a déposé une demande officielle auprès des autorités françaises afin de terminer sa peine sur le territoire national où il est né. Son avocat, Me Romain Ruiz, souligne que plus de vingt ans ont été consacrés à des conditions de détention extrêmement précaires en Amérique du Nord, alors que la santé de sa mère s’aggrave chaque jour sans possibilité de réunir des visites.
« Ce transfert n’est pas une question juridique secondaire mais un geste d’humanité pour un homme qui a vécu des années dans l’isolement », explique Me Ruiz. Le détenu, interpellé en août 2001 avant les attentats, affirme avoir collaboré avec des services américains pour combattre des éléments terroristes. Son procès a dû évaluer si son rôle avait contribué à la mort de plus de deux milliers de personnes, ce qui a conduit à une peine de prison à vie plutôt que la peine de mort.
Le ministère français a indiqué ne pas intervenir dans les questions juridiques mais exprime son engagement à « s’honorer » en facilitant cet échange. Pour Moussaoui, chaque mois représente un espoir fragile : il espère recevoir un message de sa mère, une dernière fois, avant que le temps n’efface définitivement cette famille. Le risque d’une décision politique future, concernant l’exécution d’un individu en détention depuis des décennies, constitue pour lui la raison principale de son appel à la France.