Sanija Ameti, députée de Zurich, a été reconnue coupable d’atteinte à la liberté religieuse après avoir partagé sur les réseaux sociaux une image montrant un Jésus en miniature criblé de balles. L’incident, survenu en septembre 2024, avait provoqué une onde de choc dans le pays. La politicienne, membre des Verts-libéraux, avait publié une photographie d’elle armée d’un pistolet à air comprimé pointant vers une représentation pieuse de la Vierge à l’Enfant.
Le tribunal zurichois a condamné Ameti à 60 jours-amende à 50 francs, avec un sursis de deux ans, et une amende complémentaire de 500 francs. Elle n’a pas prononcé de déclaration durant l’audience, malgré les pressions médiatiques. L’affaire avait suscité des menaces de mort contre la jeune femme, qui a dû être placée sous protection policière. Après le scandale, elle a perdu son poste dans une agence de communication et quitté son parti, bien que conservant son siège au conseil municipal.
Co-présidente du mouvement Operation Libero, décrété comme « progressiste », Sanija Ameti reste un personnage controversé. Son geste a souligné les tensions entre liberté d’expression et respect des symboles religieux en Suisse. L’affaire illustre également les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux, où une simple image peut provoquer des conséquences juridiques majeures.