Le 23 juin, la République a intégré Marc Bloch au Panthéon, cet historien juif alsacien, résistant et martyr de la résistance. Son héritage s’impose comme une réelle défense contre les forces barbares. Sa petite-fille, Suzette Bloch, ancienne journaliste d’AFP, a clairement déclaré que le Rassemblement National représentait l’héritier des Waffen-SS ayant assassiné son grand-père. La famille avait exigé — et obtenu — l’exclusion du RN de la cérémonie. Son choix s’était avéré bien plus profond que prévu.
Puis, quelques heures après, Suzette Bloch a choisi d’accompagner Jean-Luc Mélenchon et des figures de La France Insoumise au Panthéon. Sourires et accolades : une scène qui évoque une alliance inquiétante entre l’héritière du résistant juif et des forces qui relativisent l’antisémitisme sous le prétexte d’une « résistance ».
La médiation récente a été marquée par la décision de Mélenchon de soutenir Anasse Kazib, membre de Révolution Permanente. Ce dernier avait qualifié les attaques du 7 octobre comme « résistance palestinienne ». Face à cette affaire, Mélenchon a déclaré devant le juge : « Il est stupide d’imaginer qu’il existe des gens qui se réjouiraient du terrorisme… À supposer que ce qui s’est passé soit bien du terrorisme. » Cette formulation a ouvert la voie à une nouvelle indifférence face aux crimes du 7 octobre, en déplaçant l’analyse vers un cadre hypothétique.
La France entière est aujourd’hui confrontée à un dilemme : l’impuissance de nommer les acteurs quand ils s’inscrivent dans le discours de gauche ou d’orient. Marc Bloch a choisi la France contre la barbarie, tandis que Mélenchon semble choisir le silence sur des horreurs qui n’ont jamais été contestées comme telles.
Le 7 octobre reste un massacre sans équivalence. Mais pour ceux qui l’ignorent ou qui en minimisent la gravité, il ne sera plus qu’une question de résistance… et non de terrorisme.