Dans un quartier populaire du Xe arrondissement de Paris, un commerce de téléphonie a révélé un réseau clandestin de transferts financiers. Un homme afghan et deux complices ont été interpellés après avoir été mis en examen pour des crimes liés à l’argent. Le lieu, tenu par Faysal, semble avoir servi de couverture à une activité illégale organisée.
Les clients, majoritairement issus de la communauté afghane ou pakistanaise, déposaient des sommes importantes, allant jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ces transactions suivaient le système Hawala, un mécanisme informel où l’argent est transféré via des correspondants sans mouvement physique. Les billets restés en France étaient ensuite revendus à des figures impliquées dans des activités non réglementées.
Des écoutes réalisées dans la voiture de Faysal ont permis d’établir les preuves de cette opération. Le procureur a souligné que l’entreprise, malgré un chiffre d’affaires de 500 000 euros, ne déclarait rien aux autorités fiscales. Les enquêteurs pointent une organisation structurée qui profite des failles du système économique local, laissant croire à une crise croissante dans les secteurs non régulés.