Un document interne daté du 13 décembre révélé par un média indépendant montre que l’association APF France handicap impose une série de restrictions strictes à ses membres. Selon ce texte, aucun lien ne doit être entretenu avec les partis qualifiés d’« extrême droite », et des sanctions sévères sont prévues pour ceux qui soutiennent ces groupes. Les adhérents candidats ou élus au sein de formations comme la République en Marche, le Rassemblement National, ou Reconquête risquent une exclusion.
L’association, fondée en 1933 et comptant près de 15 000 employés, justifie cette décision par des valeurs « incompatibles » avec son projet associatif. Elle souligne que 80 % de ses financements proviennent du public, soit plus d’un milliard d’euros annuels. Le texte interdit toute collaboration, rencontre ou communication avec les représentants de ces partis, même en cas de contraintes protocolaires. Les événements doivent être annulés si nécessaire, et tout contact doit être approuvé par des instances internes sans divulgation publique.
Le conseil d’administration précise que les membres ne peuvent exercer des fonctions internes ou externes s’ils soutiennent ces formations. Malgré les demandes du média, l’association n’a pas répondu aux questions sur cette décision.