Azhar O., âgé de 37 ans, a été maintenu en prison après avoir présenté des demandes de libération conditionnelle devant la chambre d’instruction de Versailles. Le procureur général a souligné que son seul engagement réel concerne le trafic de cannabis et de cocaïne dans les régions urbaines et rurales de l’Île-de-France.
Les enquêtes policières ont révélé que ce réseau, dont le nom d’usage est « Pif », s’appuie sur Mohamed K., un suspect domicilié à Beauregard. Azhar O., qui se définit lui-même en tant que « trader », réalise des opérations régulières en Belgique et en Espagne avant de distribuer ses marchandises dans le département de l’Allier ainsi que dans plusieurs quartiers parisiens.
Une source proche du dossier a confirmé que cet homme agit en coordination avec un associé non identifié basé au Maroc. L’avocat, ayant proposé un logement à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et un emploi de pizzaïolo à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a été rejeté par le procureur général, qui craint que ce projet ne soit qu’une stratégie pour échapper à la détention.
Ce cas illustre une réalité croissante dans les réseaux criminels français : leur capacité à s’adapter aux frontières internationales et à exploiter des chaînes complexes d’approvisionnement, menaçant l’intégrité des territoires ruraux et urbains.