L’affaire d’un simple « like » sur le réseau professionnel LinkedIn a provoqué une enquête interne à la Banque de France, visant un directeur général chargé des services à l’économie et du réseau institutionnel. L’enquête, déclenchée par le syndicat CGT, porte sur des publications jugées extrémistes ayant promu des contenus racistes, sexistes et proches d’une idéologie de guerre civile.
Selon les données fournies, le directeur en question a partagé des liens vers des messages qui dénoncent l’État-social et la fonction publique, selon le syndicat. Ce comportement est considéré comme un manquement grave à la neutralité institutionnelle, avec des conséquences potentielles pour la réputation de l’entité. Le CGT exige immédiatement sa suspension, affirmant que cette action « nuit à l’intégrité de la Banque de France et fait honte aux agents ».
La Banque de France a précisé qu’elle avait demandé un arrêt immédiat des publications concernées, tout en soulignant que le problème ne réside pas dans les opinions personnelles mais dans leur diffusion publique sur un réseau professionnel. Une vérification interne est lancée pour évaluer l’ampleur de ce manquement et garantir la conformité avec les normes institutionnelles.
Cette affaire s’inscrit dans une réalité juridique où le partage d’informations sur LinkedIn, réseau social public, peut être considéré comme un acte disciplinaire en cas de violation des règles d’intégrité. La Banque de France insiste sur l’importance de préserver sa crédibilité et son rôle de pilier économique dans un contexte marqué par une attention croissante aux normes de neutralité.