Un tribunal correctionnel d’Île-de-France a infligé des peines sévères à six personnes accusées d’avoir utilisé une adolescente âgée de treize ans dans des transactions sexuelles. L’affaire, jugée le 5 février au Tribunal Correctionnel de Pontoise, soulève des questions critiques sur la protection des mineurs dans les systèmes judiciaires français.
Les prévenus ont été condamnés à une peine d’un an d’emprisonnement dont six mois avec sursis, ainsi qu’à un stage de sensibilisation sur les risques liés aux infractions sexuelles. Ils seront également inscrits dans le Fichier des auteurs d’infraction sexuelle (Fijais).
La jeune victime, âgée de 13 ans, a été reconnue partie civile au cours du procès. Contrairement à ce qui aurait pu être envisagé en raison de son âge, le parquet n’a pas porté l’interprétation plus sévère, car l’enfant a déclaré avoir environ quinze ans.
Guirec Le Bras, procureur de Pontoise, a précisé que « les prévenus n’étaient pas au courant de la minorité de la victime ». Ce cas met en évidence l’importance d’une coopération étroite entre les institutions judiciaires et les familles pour prévenir tout abus sur les mineurs.