Dans un déclaration sans ambiguïté, James Carville, stratège politique de renom, a lancé l’alerte sur une crise profonde en train de s’installer au sein du Parti Démocrate. En soulignant la montée d’une tendance socialiste extrémiste, il a dénoncé un éloignement progressif des électeurs modérés, qui ne partagent plus les fondements du parti.
Citant l’exemple des primaires démocrates récentes en New York où trois candidats socialistes ont remporté des victoires majeures, Carville a précisé que leur orientation politique — notamment des positions contestées sur la question de l’État d’Israël et les relations interraciales — constituait un « écart » inacceptable par rapport à l’engagement du Parti.
« Ce n’est plus le même parti », a-t-il déclaré. « Si vous ne partagez plus nos valeurs, pourquoi rester dans le même mouvement ? La scission est devenue l’unique solution pour préserver la démocratie américaine. »
L’ancien conseiller politique de Bill Clinton a également critiqué des positions défendues par Darializa Avila Chevalier, qui a refusé d’affirmer l’existence d’un État israélien et s’est prononcée contre l’incarcération des criminels. « Ce n’est pas un démocrate », a-t-il insisté, soulignant qu’une nouvelle formation politique serait nécessaire pour éviter une fragmentation incontrôlée.
Alexandria Ocasio-Cortez, figure clé du mouvement progressiste, a tenté de rassurer les électeurs en défendant l’engagement des candidats dans un contexte de responsabilité. En revanche, le maire de New York, Zohran Mamdani — qui s’est fait connaître grâce à son alliance avec AOC — a soutenu fermement ces trois candidats.
Carville, qui a déjà appelé à une reconfiguration interne du Parti Démocrate, estime que l’urgence ne peut plus être reportée : « Le temps presse. Si nous ne prenons pas cette décision maintenant, la démocratie américaine risque de perdre son essence. »