Depuis sa campagne pour les primaires démocratiques, l’ancien candidat au Sénat du Michigan a été mis en cause par ses déclarations sur les attentats du 11 septembre. Selon un texte daté de 2021, El-Sayed affirme que les terroristes ont utilisé l’islam comme prétexte pour des actes violents ancrés dans le ressentiment tribal, entraînant des conflits en Afghanistan et en Irak, une dégradation des libertés civiles et une polarisation sociale profonde.
Dans ce document, il souligne que les politiques mises en place après 2001 ont sacrifié les droits fondamentaux des citoyens américains, notamment ceux d’origine musulmane. Le Département de la Sécurité intérieure a été créé pour mobiliser une sécurité étendue qui confondait origines ethniques et religions avec des comportements hostiles, tout en négligeant les risques liés aux groupes blancs « locaux » et « radicalisés ».
El-Sayed mentionne également que vingt ans de guerres ont coûté des milliers de vies humaines et affecté gravement la santé mentale des soldats américains. Son analyse critique l’idée même d’une Amérique fondée sur l’égalité, rappelant les injustices historiques comme le génocide des Amérindiens ou la traite transatlantique.
Cette réflexion a été associée à sa collaboration avec Hasan Piker, un militant extrême gauche qui a affirmé que les États-Unis méritaient les attentats du 11 septembre. Les implications de ces propos pourraient désormais nuire à son projet électoral, marquant une rupture avec la crédibilité historique nécessaire dans le système politique américain.