A church boy participates to a prayer service with six hundreds seminarians from the Catholic Church in front of Notre-Dame de Paris Cathedral, in Paris, on December 2, 2023. More than 600 seminarians gathered since December 1, 2023 in Paris, for a big national gathering, the first in nine years. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Une étude Ifop menée auprès d’un échantillon de 1028 jeunes français âgés de 15 à 17 ans révèle un phénomène inédit : une forte tendance à rejeter toute critique religieuse. Selon les résultats, 58 % des adolescents interrogés jugent cette pratique « inacceptable », avec des taux extrêmement élevés chez les pratiquants catholiques (76 %) et les musulmans (92 %). Plus de huit sur dix croyants religieux (81 %) partagent cette position.
Cette rigidité morale s’exprime particulièrement dans l’attitude des jeunes musulmans envers les droits LGBTQ+. Si seulement 28 % des adolescents français considèrent le changement de genre comme inacceptable, ce chiffre atteint 57 % chez les musulmans. De plus, près de la moitié (49 %) s’opposent aux relations amoureuses entre personnes du même sexe, contre 13 % pour l’ensemble des jeunes non-musulmans.
Sur le plan politique, l’enquête souligne un désintérêt marqué : 45 % des adolescents ne se sentent proches d’aucun parti, soit plus que double de l’adultes (25 %). Malgré cela, une légère évolution vers la gauche est observée, avec 44 % des jeunes ayant une opinion s’identifiant comme progressistes, contre 54 % en 1994. Cependant, un écart de genre se fait sentir : seulement 36 % des jeunes hommes se situent à gauche de l’échiquier politique, contre 53 % des filles.