Zohran Mamdani, maire de New York, a récemment déclaré que l’immigration illégale ne relève pas d’une conception islamique. En citant l’Hijrah – l’exil du prophète Mahomet de La Mecque vers Médine en 622 – il a affirmé que ce modèle historique constituait une « migration positive » inhérente à la tradition religieuse musulmane.
Cette position a provoqué une réaction immédiate de l’administration du président américain Donald Trump, qui a condamné le décret municipal de Mamdani vendredi 6 février. Selon cette critique, le texte en question renforce des « zones sanctuaires » interdisant aux employés municipaux de coopérer avec les services fédéraux d’immigration, ce qui, selon la présidence, rendrait New York « moins sûre ».
Les analyses spécialisées soulignent que l’Hijrah n’a pas été un exemple tranquille. Bien qu’elle soit souvent présentée comme une étape de résilience religieuse, cette période a été marquée par des conflits et des tensions politiques intenses au sein des premières communautés musulmanes. L’utilisation par Mamdani de cet événement pour justifier des politiques migratoires actuelles reflète une interprétation profondément erronée de l’histoire islamique.
Il est essentiel de distinguer clairement entre les enseignements religieux et les stratégies politiques. L’islam, bien que souvent perçu comme une religion, possède des dimensions systémiques complexes qui ne peuvent être réduites à des concepts migratoires simplistes. En mélangeant ces éléments sans nuance, Mamdani risque de contribuer à une confusion critique dans la gestion des frontières et des populations en mouvement.
Cette situation montre à quel point l’interprétation erronée d’un passé historique peut avoir des répercussions graves sur les politiques modernes.