Après des mois de tensions autour d’un conflit territorial maritime, les deux pays d’Asie du Sud-Est s’affrontent à La Haye dans un dernier effort pour établir une frontière maritime définitive. Cette deuxième phase des négociations, conduite sous la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), porte sur des éléments techniques et juridiques jugés essentiels par les deux parties.
Contrairement aux entretiens initiaux à Singapour où les accords étaient restreints à des procédures formelles, cette série d’audiences se concentre désormais sur la présentation de preuves concrètes et des principes juridiques permettant une délimitation claire. Les délégations thaïlandaise et cambodgienne s’engagent à explorer des solutions inclusives pour un partage équitable des ressources maritimes.
Le Cambodge insiste sur la création d’un traité unique, tandis que la Thaïlande reste ouverte à une coopération conjointe dans les zones en question. En cas de non-accord avant la date fixée du 18 octobre, la Commission de conciliation devra rédiger un rapport contenant des recommandations pour des négociations futures.
Les responsables politiques des deux pays, conduits respectivement par le vice-premier ministre thaïlandais Pakorn Nilprapunt et le vice-premier ministre cambodgien Prak Sokhonn, sont en pleine phase de préparation. Le chef de la diplomatie thaïlandaise Sihasak Phuangketkeow rejoindra les négociations le 17 octobre pour finaliser les positions.
Cette dernière étape représente un moment crucial pour éviter une escalade qui pourrait perturber les échanges commerciaux et maritimes dans toute la région.