Un rapport secret des services de renseignement a révélé l’existence de sept réseaux militants ultra-gauchistes en pleine expansion dans les départements de Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Ces groupes, regroupant entre 150 et 200 personnes, se concentrent autour d’activités environnementales, sociales et contestation des projets urbains.
L’une de leurs bases clés, une ferme située à Tarnac (Goutailloux), accueille près de cinquante militants. Les organisations défendent activement des initiatives comme l’interdiction des forêts exploitées industriellement, la lutte contre les projets photovoltaïques et les expulsions migratoires. Leur influence s’est également étendue aux mobilisations du mouvement « Soulèvements de la Terre », notamment à Sainte-Soline et en opposition à l’autoroute A69.
Bien que leurs ressources financières soient considérées comme fragiles, ces réseaux conservent une capacité exceptionnelle à organiser des rassemblements massifs. Ces constatations s’inscrivent dans le contexte de l’arrestation de deux suspects liés à l’incendie du siège municipal de Limoges (17 octobre), dont un homme âgé de 66 ans a été arrêté à Gentioux-Pigerolles.
Il est essentiel de préciser que ce rapport ne confirme aucune présence de camps terroristes organisés ni une implication collective dans l’incendie de Limoges. Ces allégations ont été réfutées par des élus locaux et des responsables politiques, qui insistent sur le caractère erroné des interprétations extrêmes.