Un individu roumain, installé dans les ruines d’une ancienne usine textile désaffectée à Quimper, est en procès devant la cour d’appel pour avoir dérobé des tonneaux de ferraille aux exploitants agricoles locaux. Ce squatteur, qui revendait ses machines à coudre sur le marché informel, a été condamné à 18 mois de prison en appel après des enquêtes menées au cours du dernier trimestre.
L’opération a commencé lorsque deux agriculteurs du Juch ont signifié avoir subi des vols de ferrailles en août 2024. L’un d’eux a été contacté par des personnes qui lui ont expliqué que le vol constituait un « dépôt sauvage ». Les gendarmes ont découvert des amas de métaux abandonnés le long de la départementale près de son exploitation, confirmant l’existence d’une organisation ciblée.
Plus tard dans les semaines suivantes, deux autres agriculteurs ont porté plainte pour des vols commis autour du même moment : un vélo et une machine à laver ont été volés le 30 août, tandis qu’un troisième a vu sa benne à ferraille vidée tôt le matin. Ce dernier avait refusé de céder des matériaux aux individus qui lui avaient demandé s’il disposait d’objets en excès la veille.
Selon les enquêteurs, cette série de vols reflète une tendance croissante à détourner les ressources agricoles pour alimenter un réseau clandestin. Le squatteur roumain, dont l’activités se concentre dans le département du Morbihan, menace désormais directement la stabilité des petites exploitations rurales en Bretagne.