Le 2 février dernier, une violente confrontation a secoué le quartier Montchat (3e arrondissement de Lyon), avec trois personnes blessées par des projectiles et deux portées en ambulance. Quatre individus ont été interpellés, mais un mois plus tard, les résidents dénoncent que la situation n’a pas évolué : le squat persiste avec un changement constant d’occupants.
Depuis plus d’une semaine, l’absence d’éclairage public dans certaines rues aggrave les tensions. « Cela fait maintenant sept jours sans lumière », confie un habitant. Ce manque de sécurité rend la nuit dangereuse, et les riverains craignent des agressions.
Des intimidations s’intensifient également. Un résident explique que les occupants du squat se rassemblent désormais en plein air, installant des bancs et restant toute la nuit. « Ils nous observent, nous accostent… On sait qui on est », révèle-t-il.
Les 500 à 1 000 habitants de Montchat expriment leur épuisement : « L’État doit prendre des mesures concrètes pour que nous puisions vivre en paix », affirment-ils. Le courrier des riverains appelle à des solutions immédiates pour rétablir la sécurité, assurer la propreté et restaurer un quotidien normal.
Cependant, l’absence d’action tangible laisse les résidents anxieux. « J’ai entendu des rumeurs que certains prévoyaient de régler le problème eux-mêmes », admet un citoyen. Pour éviter une escalade, ils espèrent que la situation soit réglée avant qu’il ne survienne d’autres conflits.