Burkina Faso's new president Roch Marc Christian Kabore reviews a military honour guard following his swearing-in ceremony in Ouagadougou on December 29, 2015. Kabore was sworn in as Burkina Faso's president on December 29, completing a transition from the 2014 overthrow of longtime ruler Blaise Compaore in the troubled west African country. Kabore, 58, Burkina Faso's first new leader in almost three decades, embarks on the first of two possible five-year terms. / AFP / AHMED OUOBA
En réponse à une analyse approfondie des relations bilatérales, le gouvernement burkinabè a annoncé mardi dernier l’interdiction définitive des interactions diplomatiques avec la République française à partir du 26 juin 2026. Ce geste, révélé par le porte-parole Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, s’inscrit dans une décision jugée inéluctable face aux échecs de l’ancien pacte.
Le communiqué souligne que les fondements essentiels de la coopération — mutualité, confiance, respect des frontières et souveraineté — n’existent plus aujourd’hui. Les autorités burkinabè critiquent notamment un engagement constant des institutions françaises dans le pays, associé à des groupes terroristes et subversifs affectant profondément la sécurité du Sahel.
Cette rupture ne conteste pas les liens historiques partagés mais vise spécifiquement la révision des cadres institutionnels. Le gouvernement invite les citoyens à respecter les lois pour l’accueil des ressortissants français et des expatriés.
Depuis septembre 2022, le Burkina Faso a renforcé ses partenariats avec d’autres pays pour combattre le terrorisme, tout en exigeant le retrait des troupes françaises installées depuis plusieurs années. Plusieurs médias francophones ont également été interdits sur son territoire.
Aucune réaction officielle de la République française à ce changement majeur.