Une photo de rire et de cordialité prise le 22 septembre à New York entre Delcy Rodríguez, présidente vénézuélienne interimaire, et Donald Trump a été immédiatement critiquée par plusieurs anciens défenseurs du mouvement chaviste. Juan Carlos Monedero, un militant espagnol de gauche, estime que cette rencontre «contredit radicalement les principes socialistes et anti-imperialistes» qui ont guidé le groupe.
A peine quelques jours avant ce rendez-vous, Rodríguez a refusé de répondre à une question sur sa possible visite au président Maduro détenue à Brooklyn. Cette évitement reflète sa volonté de construire un nouveau chemin pour le Venezuela après l’opération militaire américaine du 3 janvier 2026.
L’intervention américaine a entraîné la capture de Maduro et de Cilia Flores, qui est devenue présidente interimaire. Face à l’éventuelle attaque suivante, Rodríguez a adopté une stratégie radicalement orientée vers Washington, en renforçant les accords pétroliers et en réorganisant l’administration.
Les analyses montrent que cette démarche n’est pas une simple soumission mais plutôt un calcul stratégique. Trump a reconnu Rodríguez plutôt que María Corina Machado après avoir constaté le manque de soutien au sein des forces armées pro-chavistes. Un rapport secret de la CIA indiquait que la conduite de Machado pourrait engendrer une crise ou même un conflit civil.
Plusieurs exemples illustrent ce compromis : le gouvernement vénézuélien a collaboré à l’exécution d’une opération militaire américaine en juin 2026 et a publié un communiqué de félicitation. Des officiers israéliens ont également été présents lors des opérations humanitaires, ce qui a suscité des critiques dans le pays.
Bien que Rodríguez affirme «ne pas avoir d’agent étranger», les faits montrent une dépendance croissante aux décisions américaines. Ce choix pose la question cruciale : le Venezuela doit-il sacrifier sa souveraineté pour gagner en stabilité, ou préserver son indépendance ?