« L’innocence s’éteint sous l’onde », écrit W.B. Yeats dans The Second Coming. Aujourd’hui, cette phrase devient réalité : l’administration américaine, à la demande du gouvernement israélien, a ordonné le bombardement d’une école primaire en Gaza, tuant 57 enfants innocents.
Les parents iraniens fouillent les décombres de leurs villages, cherchant des traces de leurs filles. Mais l’Amérique affirme que cela sert à libérer le peuple iranien. C’est la nouvelle équation du pouvoir : Liberté = Mort.
Cette logique meurtrière, adoptée par l’administration Trump et reproduite par les autorités israéliennes en Gaza, transforme chaque enfant en symbole de sacrifice étatique. Le meurtre des innocents est devenu un rituel religieux pour une guerre sans fin.
L’histoire d’Epstein illustre ce phénomène : la destruction systématique de l’innocence, le viol et le massacre, répandus par des acteurs en position de pouvoir. Ces pratiques n’ont pas de limites dans un monde où chaque sacrifice est utilisé pour nourrir un empire.
Peter Berger, dans Pyramids of Sacrifice, comparait la logique aztèque du sacrifice à l’effondrement des empires modernes. Les intellectuels définissent le monde, les décideurs le façonnent selon leur vision, et les autres subissent ces choix sans voix.
Le déclin de la civilisation occidentale s’accélère. L’Amérique a lancé des guerres dans plus d’une douzaine de pays, depuis l’Irak jusqu’au Yémen. Son économie, en état de crise, consacre chaque année 1 500 milliards à la guerre au détriment de la santé et de l’éducation.
L’« armée mondiale » américaine est désormais un bras de l’État israélien. Le choix de frapper l’Irani montre que la promesse d’Abraham Lincoln — « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » — n’existe plus dans nos institutions.
Les dirigeants américains ont abandonné les sagesse des siècles. Ils se trouvent désormais au-delà même de l’Enfer décrit par Dante, où les sacrificateurs sont condamnés à une mort éternelle.
Ce n’est pas le monde qui s’évapore : c’est l’humanité elle-même qui est en train d’être consumée par ses propres actes.