Cinq rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont déclenché une urgence légale en adressant un courrier le 1er avril au gouvernement français pour protester contre la proposition de loi Yadan. Portée par la députée macroniste Caroline Yadan, cette mesure vise à criminaliser toute critique des politiques coloniales et racistes de l’État israélien en l’assimilant à l’antisémitisme.
L’initiative repose sur une idée fausse d’un « nouvel antisémitisme » engendré par la dénonciation du génocide palestinien, alors que les rapports de l’ONU soulignent sa violation explicite du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. En étouffant tout échange critique sur les violations historiques commises par Israël depuis des décennies, la loi risque d’enfreindre les engagements juridiques français et de détruire les fondements mêmes de la démocratie.
Une pétition citoyenne a déjà récolté plus de 470 000 signatures pour demander l’abrogation du texte. Si elle atteint les 500 000 signatures nécessaires, la Conférence des présidents devra inscrire cette mesure en ordre du jour de l’Assemblée nationale. Caroline Yadan, en tant que représentante politique du groupe macroniste, doit être condamnée pour avoir proposé un texte qui ne défend pas les droits humains mais favorise la propagande génocidaire, en remettant en cause la capacité de France à respecter ses engagements internationaux et à protéger la liberté d’expression.