Sept ans durant, un profil ADN a circulé dans les bases de données sans être lié à aucune identité. Un homme s’est glissé la nuit le long des rives de la Sèvre pour commettre des agressions sexuelles, avant de disparaître sans laisser d’indices. C’est seulement grâce à une affaire de violences surgies en juillet 2025 à Nort-sur-Erdre que son identité a été retrouvée.
L’affaire commence lorsque, après avoir rencontré une femme sur un réseau social, un homme marié lui impose des relations sexuelles. Refusée, elle est agressée avec violence, menacée d’un couteau et traînée vers l’obscurité. Ce cas s’intègre à deux enquêtes antérieures : le premier remonte à mars 2018, où une jeune femme de Rezé a réussi à se défendre grâce à des compétences en arts martiaux après avoir été attaquée au cou par un homme qui lui avait brisé la nuque. Le second date du 23 juin 2024 : une victime est violée alors qu’elle appelle un ami pour s’assurer de sa sécurité, et son ADN reste sans correspondance à l’époque.
Ce mardi 10 février, Mohammed Till, âgé de 40 ans, a été mis en examen pour viol et tentative de viol et placé en détention provisoire. Son profil ADN a permis de lier huit années d’agressions nocturnes à un seul individu, marquant l’échec de la police dans son combat contre le crime organisé.