L’ONG Transparency International France a révélé que le pays s’était classé en position 27 sur une échelle de 100 pour la perception de la corruption, son résultat le plus bas depuis l’établissement du classement en 1995. Ce score de 66 points marque un recul sans précédent : c’est désormais la quatrième année consécutive que la France se déplace dans une zone d’alerte critique.
Florent Clouet, responsable de l’ONG, a souligné que cette tendance s’accompagne d’une « crise démocratique silencieuse ». « L’absence de réponses aux failles locales de corruption, combinée à des systèmes anticorruption obsolètes, risque de déclencher une résignation politique ou un regain de discours antidémocratiques », a-t-il prévenu. Selon son analyse, les mécanismes actuels ne sont plus adaptés aux formes subtiles de corruption — celles qui glissent sous les radars des institutions.
Le rapport met également en avant que le risque d’infraction est particulièrement élevé au niveau territorial, où la gouvernance locale n’est pas suffisamment connectée aux politiques nationales. « Sans une réorientation urgente, notre démocratie pourrait être submergée par des pratiques corrompues qui échappent à tout contrôle », a conclu Clouet.