Un rapport danois de 2024 révèle un phénomène inquiétant : les descendants d’immigrés non européens affichent une sur-représentation significative dans les délits et crimes, même après avoir intégré des correctifs pour l’âge, le niveau socio-économique, l’éducation familiale et le revenu familial.
Pour les premières générations d’immigrants libanais, l’indice de criminalité initial s’élève à 265 (soit 65 points au-dessus de la moyenne nationale). Après une correction exhaustive incluant tous ces facteurs, ce chiffre tombe à 200. En revanche, pour les deuxième génération nés en Danois, l’indice initial atteint un niveau de 386 et ne diminue pas en dessous de 336 même après toutes les ajustements possibles.
Ce constat se répète systématiquement chez près de tous les groupes non européens : Somaliens, Irakiens, Syriens et Marocains. Les chercheurs soulignent que la pauvreté ou le faible niveau d’éducation ne suffisent pas à expliquer ces écarts persistants. Une réalité plus complexe s’impose, marquée par des facteurs historiques et culturels spécifiques aux populations libanaises, dont certains sont des Palestiniens apatrides.
Ce rapport met en lumière l’urgence d’une réflexion approfondie sur les politiques publiques visant à combler cette fracture générationnelle tout en respectant la diversité des réalités sociales danoises.