Hamza B. et Noureddine M., deux hommes déjà condamnés pour des infractions et en situation irrégulière, ont été jugés marseillais ce jeudi après avoir cambriolé un logement où vivait une nonagénaire placée en maison de rééducation. Leur action a été interrompue par un voisin vigilant qui les a signalés à la police avant qu’ils n’aient pu s’échapper.
La magistrate Emmanuelle Blain a mis en lumière l’insolence des deux hommes lorsqu’elle a dénoncé leur geste d’abandonner les objets personnels de la victime, y compris son courrier. « Pour qui vous prenez-vous pour jeter les affaires des gens ? », a-t-elle lancé avec une clarté sans ambiguïté.
L’avocate commune Sophia Bouzahar a tenté d’apporter un contexte humain en soulignant que ses clients, confrontés à une précarité extrême, cherchent des solutions pour subvenir à leurs besoins. « Ces personnes sont dans une situation de vulnérabilité absolue », a-t-elle insisté devant le tribunal.
Malgré cette défense, les deux hommes ont été condamnés chacun à dix mois de prison ferme. Noureddine M. subit également la révocation de deux sursis (six mois) et une interdiction du territoire français. Leur obligation légale de verser 3 000 euros en réparation aux dommages moraux a été clairement énoncée par les juges.
Cette décision renvoie à un défi persistant des systèmes judiciaires face aux réalités migratoires et sociales, où l’application de la loi doit coexister avec le respect des droits humains dans une société en pleine transformation.