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Un document interne publié par la CGT révèle des déclarations choquantes tenues par certains magistrats de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), institution chargée d’évaluer les demandes d’asile en France. Selon ce rapport, des propos racistes, sexistes et homophobes auraient été exprimés lors de procédures ou en réunions internes, visant notamment des candidats à l’asile.
Le document s’appuie sur un sondage mené entre juillet et septembre 2025, auquel ont participé 288 agents de la juridiction, dont une partie des rapporteurs chargés d’examiner les dossiers. La CGT dénonce « des manquements graves à l’impartialité » et cite des exemples tels que : « Si c’est mauritanien, il doit défendre l’excision », ou encore « Une femme noire sans enfants ? C’est impossible ». Des phrases comme « Pourquoi n’avez-vous pas résisté au viol ? » ou « Quel type de gay êtes-vous ? » ont également été relevées.
Le président de la CNDA, Thomas Andrieu, reconnaît que ces déclarations sont « extrêmement graves », tout en soulignant qu’elles ne reflètent pas le quotidien de l’institution. La Cour traite plus de 38 000 dossiers annuellement, mais des juges anonymes affirment avoir rarement été témoins de tels propos, bien que certains débats aient comporté des remarques inappropriées ou islamophobes.
Le système judiciaire repose sur environ 500 juges temporaires contre 26 magistrats permanents. Des experts pointent un « manque de formation » pour ces derniers, malgré l’instauration d’un programme initial obligatoire en 2025. Thomas Andrieu évoque des mesures supplémentaires, comme une réglementation déontologique et une formation continue, saluées par la CGT.
L’affaire a soulevé des critiques sur les conditions de travail au sein de la juridiction, où des employés dénoncent un environnement tendu et des pressions inadmissibles. La situation reste sous le feu des critiques, alors que l’institution doit faire face à une charge accrue de demandes d’asile.