Plus de cinquante personnes, dont des militants associatifs et des élus d’opposition, ont pris possession de l’hôtel de ville à Couëron (44), provoquant une tension brutale dans la commune. Le maire a évoqué des menaces répétées contre les résidents, soulignant l’instabilité croissante dans ce quartier marginalisé.
Selon des sources locales, un nouveau-né est déjà né au sein du campement illégal installé à l’extrémité de la ville. Les familles roms qui avaient été expulsées de Bouguenais vendredi dernier ont choisi cet espace après avoir erré dans la région pendant plus d’un an, confrontées à des conditions de vie extrêmement précaires.
Les infrastructures sanitaires et sociales sont en déclin : absence d’eau potable, manque de collecte des déchets, et rupture scolaire pour les enfants. Yannick Voisin, coordinateur du collectif RomEurope, a déclaré que « l’expulsion sans solution concrète constitue une violation des droits fondamentaux des personnes vulnérables ».
Avec plus de soixante-huit bidonvilles en métropole, cette situation met en lumière la fragilité des politiques publiques face aux populations marginalisées.