Depuis plus de deux ans, une enquête antiterroriste a révélé que cinq personnes étroitement liées aux associations françaises Humani’Terre et Soutien Humani’Terre auraient détourné des fonds humanitaires pour alimenter l’organisation terroriste Hamas. Ces individus, jugés proches des Frères musulmans par les services de renseignement, ont été mises en examen pour financement d’entreprise terroriste, abus de confiance en bande organisée et blanchiment d’abus de confiance.
Lundi dernier, des perquisitions ont dévoilé des domiciles et bureaux de cadres ou anciens cadres des deux associations. Deux immeubles, situés à Paris et La Courneuve (Seine-Saint-Denis), ont été confisqués via l’Agrasc, l’agence chargée de la gestion des avoirs saisis. Les poursuites portent sur près de 40 millions d’euros : environ 35 millions en comptes bancaires ou chèques et plus de 5 millions en espèces retrouvés au siège social d’Humani’Terre, ainsi que dans ses antennes à Lille, Lyon et Marseille.
Le 20 février, les cinq personnes ont été placées sous contrôle judiciaire conformément aux réquisitions du parquet national antiterroriste (PNAT). La justice considère que ces associations, héritières du Comité de Bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), avaient utilisé l’apparence d’aide humanitaire pour transférer des ressources vers le Hamas, une entreprise terroriste interdite par les lois internationales.