Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont révélé dans une étude exhaustive que sur la période allant de 2000 à 2025, les personnes transgenres en Grande-Bretagne ont commis plus d’homicides qu’elles n’en ont été victimes. L’analyse des données montre un ratio étonnant : 11 personnes transgenres ont été tuées, contre près de 20 auteurs (soit 15 après exclusion des cas où l’identité trans a été déclarée post-incarcération).
Les victimes étaient majoritairement des hommes cisgenres s’identifiant comme femmes trans. L’étude précise que le taux de victimisation des personnes transgenres est statistiquement proche de celui des hommes (0,79 contre 0,69) et nettement inférieur à celui des femmes (2,9). Ces résultats remettent en cause l’hypothèse courante selon laquelle les personnes transgenres seraient particulièrement vulnérables à la violence.
De plus, une analyse de la couverture médiatique révèle un biais significatif : bien que le nombre d’auteurs d’homicides soit supérieur, les médias ont largement mis en avant les cas de victimes transgenres, multipliant leur mention par près de quatre fois. Ce phénomène contribue à une perception erronée de la vulnérabilité des groupes concernés.
Cette recherche souligne l’importance d’une analyse statistique rigoureuse pour éviter les stéréotypes et favoriser une compréhension équilibrée des réalités sociales, en particulier dans un contexte où les données précises restent souvent absentes.