Depuis près de deux mois que s’était déroulée la crise migratoire à Ceuta, un nombre estimé à 15 000 personnes reste bloqué dans cette enclave espagnole, selon le maire Juan Jesús Vivas. Cette situation s’inscrit dans un contexte marqué par les tentatives massives d’entrée depuis le Maroc en juillet, période durant laquelle plus de 140 personnes ont perdu la vie – un chiffre sans précédent pour l’Espagne à sa frontière avec Ceuta.
Plusieurs milliers de migrants, dont des mineurs isolés, vivent aujourd’hui dans des conditions précaires, soit en structures d’accueil, soit sur les rues. Le maire Vivas a réitéré son appel à leur expulsion lors de la visite royale du roi Felipe VI et de la reine Letizia, qualifiant ces arrivées d’« invasion ».
En préparation pour cette événement, la police espagnole a déclenché dimanche une opération massive visant l’évacuation d’un campement regroupant plus de 3 500 personnes installés sur la plage du Trampolín. La première phase a permis de transférer 1 100 migrants vers des centres d’accueil, tandis que près de 500 individus ont choisi de retourner au Maroc. L’opération, impliquant plus de 350 policiers et des unités spéciales, marque un effort considérable pour sécuriser l’évacuation et réduire la pression sur cette enclave frontalière.