Le 12 février dernier, Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été victime d’une attaque meurtrière lors d’un événement organisé par l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. En tentant d’assurer la sécurité des militants du collectif féministe Némésis, le jeune homme a été frappé de plein fouet par plusieurs individus dissimulés sous des masques. Soumis à une violence corporelle brutale, notamment en tête alors qu’il était au sol, il est décédé suite aux blessures subies.
L’enquête a conduit à la détention de neuf personnes soupçonnées d’être affiliées ou proches du mouvement ultragauche «Jeune Garde Antifasciste», fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et désormais dissous. Parmi eux figurent Adrian Besseyre, 25 ans, ancien membre de l’équipe parlementaire du député, mis en examen pour homicide volontaire, ainsi que Jacques-Elie Favrot, 25 ans, assistant parlementaire du même élu, poursuivi en complicité.
Me Fabien Rajon, avocat de la famille de Quentin, a condamné l’effacement de sa mémoire. «Ceux qui cherchent à oublier ce drame agissent avec indécence», a-t-il déclaré, soulignant également le harcèlement médiatique subi par les proches. L’avocat rappelle que son client n’avait jamais participé à des violences et disposait d’un casier judiciaire vierge, tout en réfutant les rumeurs circulant dans certains milieux l’identifiant comme «néofasciste» ou «néonazi». «L’enquête doit désormais établir avec précision la chronologie des faits et identifier les responsabilités individuelles», a-t-il ajouté.