L’ancien colonel Samir Yaker-Borde a été contraint de quitter ses fonctions d’advisateur scolaire après une intervention sur la radicalisation, le ramadan et la laïcité. Recruté par l’académie lyonnaise en février 2026 pour son expertise dans la prévention des crises, il a été mis en cause lors d’une formation organisée le mercredi 4 février au collège Maryse-Bastié.
Ayant combattu dans les zones de conflit comme l’Afghanistan ou le Sahel avant de se retirer de l’armée en 2024, Yaker-Borde a été sélectionné pour son expérience en matière d’anticipation des menaces terroristes. Lors de cette formation, il a insisté sur les « renoncements quotidiens » que les élèves rencontrent face à des défis religieux et culturels.
« Je n’ai pas voulu nommer un problème pour le dissimuler », explique-t-il. « Éviter la discussion crée des obstacles plus importants que ceux qu’on tente de résoudre. » Bien que plusieurs enseignants aient reconnu l’utilité de son approche, un participant a jugé ses propos stigmatisants envers les musulmans.
Les autorités éducatives l’ont convoqué vendredi 6 février pour des « remontrances », affirmant qu’il avait dépassé ses attributions. L’ancien officier a choisi de mettre fin à son engagement le lendemain, 9 février, afin de préserver sa crédibilité professionnelle.
Depuis, il a adressé des missives aux institutions gouvernementales pour insister sur l’importance d’une communication ouverte avec les élèves et leurs convictions religieuses. Son cas met en lumière la difficulté à concilier sécurité scolaire et respect des diversités culturelles dans un contexte de tensions croissantes.