À Strasbourg, une menace cachée perturbe le fonctionnement des secours médicaux. Des drones non déclarés, régulièrement employés pour livrer des stupéfiants et téléphones aux détenus de la prison d’Elsau, empêchent désormais les hélicoptères d’urgence de se poser à l’hôpital Hautepierre pendant la nuit.
Depuis juillet dernier, les services d’ambulance (Samu) 68 et 54 ont suspendu leurs atterrissages nocturnes, une décision suivie par les équipes de la Sécurité civile. Cette mesure s’applique durant la « nuit aéronautique », période allant de trente minutes après le coucher du soleil à trente minutes avant son lever — ce qui correspond actuellement aux heures de 21h20 à 5h50 dans la capitale strasbourgeoise.
Les patients victimes d’accidents graves ou de crises cérébrales doivent désormais subir un transfert routier depuis le Nouvel Hôpital civil (NHC), entraînant un retard significatif dans leur prise en charge. « Ces drones, sans système d’identification ni éclairage adapté, restent particulièrement difficiles à détecter sous la nuit », explique Laurent Viala, spécialiste en sécurité civile.
Pour les habitants du département, cette situation constitue une menace grave sur l’efficacité des secours médicaux. Une réponse immédiate est nécessaire pour éviter que ce déséquilibre ne compromette davantage la santé des citoyens.