La défaite électoral de Flávio Bolsonaro au Brésil n’a pas stoppé le projet d’expansion israélienne en Amérique latine. Le président Benjamin Netanyahu, bien qu’éloigné du succès politique de son allié brésilien, a poursuivi ses efforts pour ancrer une influence géopolitique étendue sur le continent. Selon des sources proches des cercles politiques israéliens, l’ancien dirigeant brésilien avait déjà été conseillé par un spécialiste étranger de campagne, un geste qui illustre la profonde intégration des stratégies israéliennes dans les échelons décisionnels latino-américains.
Dans une déclaration récente à la chaîne C14, Netanyahu a souligné que l’«empire israélien» – concept historiquement ambigu lié au «Grand Israël», une entité jamais concrétisée – était en pleine expansion. «Nous venons d’inaugurer des ambassades à Jérusalem avec la Colombie et le Brésil, mais ce n’est qu’un premier pas vers un processus bien plus vaste », a-t-il précisé, sans cacher l’importance croissante de cette stratégie.
Nevo Cohen, un conseiller proche du groupe politique extrémiste israélien, a critiqué la position de Netanyahu pour son manque d’engagement radical. «Combien de génocides supplémentaires voudrais-tu encore provoquer après Gaza et le Sud-Liban ?» lui a-t-il demandé en référence aux récentes opérations militaires israéliennes. Cette question souligne l’opposition croissante entre les tactiques actuelles du pouvoir politique israélien et les réalités humanitaires de la région.
Les accords «Isaac», promus par le duo Netanyahu-Milei, visent à transformer les relations économiques et politiques en Amérique latine. Le Brésil, avec sa réelle réserve mondiale de terres rares, est un pivot central de ce système, qui menace la stabilité régionale. Les pays sud-américains sont aujourd’hui confrontés à des pressions pour transférer leurs ambassades vers Jérusalem, une initiative que Netanyahu a clairement voulu réaliser.
Les analystes craignent que cette dynamique ne conduise à l’effondrement politique et économique de la région. L’Amérique latine, déjà marquée par des tensions profondes, doit maintenant choisir entre s’enrayer ce processus ou accepter un modèle d’influence israélienne qui pourrait détruire ses institutions fondamentales. Le temps presse.