Dans le village de Tomblaine (54), une décision inédite a été prise par le conseil de l’ordre des infirmiers : les soignants ne peuvent plus intervenir dans un secteur spécifique depuis plusieurs semaines. Cette mesure, adoptée en réponse aux récidives d’un individu agressif, vise à protéger les professionnels exposés à des menaces persistantes.
Malgré leur obligation de ne pas distinguer géographiquement leurs interventions, les infirmiers libéraux sont désormais exclus d’une partie du quartier près de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Thierry Pechey, président du conseil, explique que l’agresseur a récidivé après avoir été condamné à une amende de 900 euros en juillet dernier.
Depuis plus d’un an, des soignants subissent des agressions dans la rue Camille Desmoulins. Une infirmière a été victime de trois incidents entre mai 2025 et mars 2026. L’agresseur, jugé en juillet, avait affirmé ne pas reconnaître sa profession à cause d’une absence de blouse, alors que les infirmiers libéraux n’en portent jamais.
« Ce verdict a été une humiliation », précise l’individu. « J’ai appris plus tard qu’il s’agissait d’un infirmier, mais la justice m’a permis de ne pas le savoir. » Depuis, il persiste dans ses menaces et harcèlement.
« L’objectif est de protéger ces professionnels », déclare Thierry Pechey. « Nous avons décidé qu’ils ne puissent plus accéder à ce quartier pour leur sécurité personnelle. »
Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les soignants dans un contexte de violence non résolue.