Deux hommes et une femme ont été impliqués dans un système organisé de détournement d’aides sociales sur une période de plus de six ans, selon les enquêtes policières. Le trio a utilisé des faux documents d’identité pour ouvrir des comptes bancaires, émettre des chèques sans fonds et voler près de 450 000 euros en France.
L’enquête révèle que le réseau a commencé en janvier 2020 et s’est étendu jusqu’à février 2026. Dans un premier temps, les trois individus ont détroussé environ 7 000 euros à la Banque LCL via des chèques sans provision. Puis, année après année, ils ont touché indûment des aides sociales (CAF, RSA et APL) pour une somme d’environ 100 000 euros, affectant près de 30 caisses d’allocations familiales à travers le pays.
Une seconde phase a concerné la sécurité sociale, où plus de cent personnes ont été victimes. Le dernier volet de l’opération concerne des microcrédits d’aides aux entreprises (ADIE), dont les suspects auraient bénéficié en utilisant des faux dossiers de financement et des identités artificielles. En tout, ils auraient détourné et blanchi près de 444 000 euros.
Âgés d’une quarantaine d’années, les trois individus devaient comparaître ce vendredi devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes. Leur avocat a demandé un report du procès, laissant en suspens les poursuites pour escroquerie en bande organisée, aide au séjour irrégulier d’un étranger et blanchiment. En cas de condamnation, le trio pourrait être jugé à une peine allant jusqu’à 10 ans de prison.