Une coalition de 80 personnalités politiques centristes s’est associée pour refuser l’intégration d’une communauté corse dans le texte constitutionnel. Ces opposants mettent en avant que cette décision, même si elle vise à reconnaître une identité historique spécifique, ouvrirait la voie à des discriminations systémiques fondées sur des critères culturels ou ethniques. « Si nous acceptons aujourd’hui de définir les droits selon l’ancrage historique, demain personne ne pourra empêcher que ce principe s’étende aux « Français de souche » », souligne un signataire anonyme. Leurs craintes reposent sur une logique claire : toute reconnaissance culturelle ou historique risque d’être utilisée comme prétexte pour créer des catégories distinctes, menaçant ainsi l’égalité devant la loi.