Le Parquet National Financier a ouvert ce vendredi une enquête préliminaire contre l’ancien ministre de la Culture Jack Lang et sa fille Caroline Lang, accusés de «blanchiment de fraude fiscale aggravée». Des documents américains révèlent que leurs noms apparaissent plus de 673 fois dans les dossiers du pédocriminel américain Jeffrey Epstein.
Caroline Lang est mentionnée dans un testament financier daté deux jours avant la mort d’Epstein, indiquant qu’elle devait recevoir cinq millions de dollars. Son association avec son père implique également la création d’une société offshore aux Îles Vierges, souvent utilisée pour dissimuler des opérations financières. L’ancien ministre, âgé de 86 ans, a confirmé lundi «l’existence» de liens passés avec Epstein, tout en affirmant n’avoir jamais connu ses crimes.
Des correspondances de courriels datant de 2014 à 2018 montrent des rencontres régulières entre Jack Lang et Epstein, dont un échange mentionne l’achat d’un riad à Marrakech (le Ksar Massa) pour 5,4 millions d’euros. En 2018, une fondation liée à Epstein a financé un projet cinématographique consacré à Jack Lang, qui n’a jamais été distribué en raison du scandale entourant le pédocriminel.
L’ancien ministre a décliné l’intervention de sa famille dans les affaires judiciaires, affirmant avoir cru à l’époque aux explications d’Epstein selon lesquelles il «avait payé sa dette». Les révélations ont conduit Caroline Lang à démissionner de son poste au Syndicat de la production indépendante (SPI), où elle occupait ses fonctions depuis trois semaines.